Une vie de danse, transmise aux enfants de Monaco
Ananyan Ballet est née d'une conviction simple : les enfants de la Principauté méritent une formation classique sérieuse, exigeante et profondément personnalisée.


Victoria Ananyan
Victoria Ananyan, fondatrice et directrice artistique d'Ananyan Ballet, a été ballerine principale des Ballets de Monte-Carlo pendant dix ans, sous la direction de Jean-Christophe Maillot et le patronage de S.A.R. la Princesse de Hanovre.
Née dans une famille profondément enracinée dans les arts de la scène, Victoria a d'abord été formée au sein de sa famille, et en particulier par sa mère, professeure de danse classique, à Kharkiv, en Ukraine, où la famille s'était installée après avoir quitté l'Arménie. Le ballet classique a donc fait partie de sa vie dès le tout début : non pas simplement une profession choisie plus tard, mais un langage artistique dans lequel elle a grandi.
Elle a ensuite poursuivi sa formation professionnelle à l'École chorégraphique de ballet de Perm, dans la tradition de l'école Vaganova, dont elle sort diplômée en 2003 avec la plus haute distinction (« diplôme rouge »). Elle commence sa carrière professionnelle comme soliste du Théâtre d'opéra et de ballet de Perm, avant de rejoindre le Dutch National Ballet à Amsterdam. Durant cette période, elle danse également avec le San Francisco Ballet, aux États-Unis.
Tout au long de sa carrière internationale, Victoria s'est produite comme danseuse principale et artiste invitée internationale auprès de différentes compagnies, sur de grandes scènes, lors de galas internationaux et de festivals en Europe, en Amérique du Nord et en Asie. Elle a travaillé avec de nombreux chorégraphes, maîtres de ballet et artistes, interprété les grands rôles du répertoire classique ainsi que des œuvres contemporaines et néoclassiques, et donné des masterclasses à l'international.
Son répertoire comprend Giselle, Le Lac des Cygnes, La Belle au Bois Dormant, Don Quichotte, Roméo et Juliette, Casse-Noisette, Schéhérazade et La Bayadère, parmi bien d'autres œuvres. Sa carrière l'a menée sur de prestigieuses scènes internationales, comme danseuse principale de compagnie et comme artiste invitée.
À l'occasion des Jeux Olympiques d'hiver de 2014, Victoria s'est produite lors de la cérémonie officielle de transmission de la flamme olympique, dans le cadre du relais de la flamme de Sotchi 2014.
Après sa carrière scénique, elle a fondé Ananyan Ballet à Monaco, réunissant la lignée artistique dans laquelle elle a grandi, sa carrière internationale de danseuse, ses qualifications pédagogiques et son expérience de professeure et de directrice artistique.
Une dynastie artistique
Dans cette famille, la danse ne s'est pas simplement choisie : elle s'est transmise. La grand-mère de Victoria a été formée à Saint-Pétersbourg. Le pédagogue qui l'a formée est celui-là même qui, des années plus tard, a formé le professeur de Victoria à Perm.
Autrement dit : le professeur de son professeur avait déjà enseigné à sa grand-mère. Victoria ne considère pas cela comme une coïncidence.
Sa mère, Zhanna Muradyan, a été son premier professeur et l'est restée. Elle est elle-même une part importante de cette lignée pédagogique : formée en Arménie et façonnée par la tradition classique de Saint-Pétersbourg, notamment auprès des pédagogues Dina Nikolaïevna Gatsina et Natalia Dudinskaya, elle a enseigné le ballet classique pendant de nombreuses années en Ukraine, en particulier à Kharkiv, avant de vivre et d'enseigner à Tokyo. Ses élèves ont poursuivi des carrières internationales, jusqu'aux premiers rôles sur des scènes du monde entier.
Aujourd'hui, elle poursuit cette tradition familiale en accompagnant Victoria et en apportant son expérience à Ananyan Ballet, à Monaco, auprès des mêmes enfants.
Une famille de professeurs formés à la méthode Vaganova, de génération en génération. Aux côtés de sa mère, Zhanna Muradyan, Victoria Ananyan perpétue une tradition familiale de transmission et d'exigence.
« Ma mère, c'est l'alphabet du ballet classique. »
Pour Victoria, le ballet classique a été présent dès l'enfance, aussi naturellement que la langue parlée à la maison. Elle a grandi entourée de danseurs, de professeurs, de répétitions et de la transmission du savoir d'une génération à l'autre. La méthode enseignée à Ananyan Ballet vient donc à la fois d'une formation académique et d'une lignée artistique vivante.
Cela change des choses très concrètes. Une correction donnée à un enfant de six ans n'est pas une intuition : c'est un geste appris de quelqu'un qui l'avait lui-même appris. Rien, dans cette école, n'a été inventé la semaine dernière.
La grand-mère maternelle de Victoria, Maria Grigorievna Sliztchenko, a été formée dès 1924 à l'école de ballet de Saint-Pétersbourg, l'ancienne école impériale. Son grand-père maternel, Zaré Muradyan, formé à Moscou, a été danseur au Théâtre Bolchoï et l'une des figures liées au développement du ballet arménien. Le père de Victoria a été formé dans la tradition moscovite, dans la lignée de Piotr Antonovitch Pestov. Le frère de Victoria, Edgar Ananyan, a été danseur principal au théâtre de Kharkiv, en Ukraine, et chorégraphe ; au-delà de la danse, la famille compte un chanteur d'opéra, des peintres et des écrivains.
La méthode
L'enseignement repose sur les fondements de la tradition Vaganova, celle de Saint-Pétersbourg, que Victoria a reçue à Perm et que sa mère et sa grand-mère avaient reçue avant elle. Le classique reste la base. S'y ajoutent, sans la remplacer, les apports des écoles française, italienne, anglaise et américaine, et plus tard le contemporain comme discipline à part entière.
Le programme est le sien : la rigueur du système classique, transmise à chaque élève selon son potentiel et son engagement. Un enfant de Monaco ne travaillera jamais cinq heures par jour, et Victoria le sait. Tout l'enjeu est de savoir ce que l'on peut construire avec les heures dont on dispose réellement.
La méthode Vaganova, élaborée par Agrippina Iakovlevna Vaganova, constitue la colonne vertébrale de l'enseignement, enrichie par une expérience professionnelle internationale. L'école n'enseigne pas une succession de combinaisons récréatives : elle transmet le ballet classique comme un langage artistique et technique cohérent, adapté avec intelligence à l'âge, au développement physique, au niveau et aux objectifs de chacun.
« On ne peut pas sauter une brique et avancer plus vite. Mais pour ce que nous faisons avec les heures que nous avons, les résultats sont là. »

Ce qui se passe dans la salle
Un cours garde l'ordre du classique : la barre pour placer et réveiller le corps, le milieu où le travail de la barre doit tenir sans appui, puis les traversées et le répertoire. Cet ordre ne change pas avec l'âge.
Ce qui change, c'est le tempo. Un enfant que l'on laisse douze temps à tendre le pied et douze temps à le ramener ne revient pas. Victoria a donc construit son cours autrement : on explique, on ne s'installe pas, et on apprend très tôt à danser et non seulement à s'exercer. L'accent porte sur la musicalité et sur ce que chaque élève a de particulier.
Ce qui se voit
« On reconnaît mes enfants à la tenue, au dos ouvert, à la verticalité, à leurs mouvements, grands et propres. Nous ne faisons pas de danse sale. »
Cinq marqueurs, visibles depuis la porte de la salle, et sur tout le groupe plutôt que sur un seul élève.
La tenue
Le corps est tenu du premier au dernier exercice, et pas seulement quand quelqu'un regarde. C'est la première chose que l'on apprend et la dernière que l'on perd.
Le dos ouvert
Les épaules basses, la poitrine ouverte, les omoplates en place. Un dos fermé se voit à dix mètres, et il se corrige mal une fois installé.
La verticalité
L'aplomb avant tout le reste. Tant que la verticale n'est pas là, il ne sert à rien d'ajouter de la vitesse ou de la hauteur.
De grands mouvements
Le geste va au bout, dans toute son amplitude, et reste propre. Grand et propre à la fois : c'est là que le travail devient difficile.
Rien de sale
Aucun passage approximatif n'est laissé de côté sous prétexte que la suite est jolie. Un pas mal fini est refait, à tout âge.
L'ensemble avant les projecteurs
« Chaque parent veut voir son enfant sous les projecteurs. Moi, je leur apprends aussi à être dans l'ensemble, à travailler en groupe, et à tenir leur ego. »
Bien sûr, certains enfants ont un talent exceptionnel, des capacités naturelles et une remarquable puissance de travail. Leur potentiel individuel doit être reconnu et cultivé.
Mais l'éducation en danse classique est bien plus que le talent individuel ou la lumière des projecteurs. Elle développe la résilience, la constance, le travail en groupe, le respect, la discipline et l'habitude de recommencer. Apprendre à travailler au sein d'un ensemble, à écouter les autres et à contribuer à quelque chose de plus grand que soi est une part essentielle de cette éducation.
Ces qualités demeurent longtemps après la fin du cours de danse, que l'enfant choisisse ou non de devenir danseur professionnel.
Un enseignement académique
Un enseignement académique, structuré et exigeant, enraciné dans les traditions du ballet classique.
Ceux qui enseigneront à Ananyan Ballet suivront la même méthode, les mêmes exigences et les mêmes valeurs que celles qui guident l'enseignement de Victoria.
Une famille qui nous confie son enfant a le droit de savoir qui se tient devant lui, qui lui enseigne et qui le guide.
Une éducation pour la vie
Le ballet classique est un art noble, mais aussi une véritable éducation pour la vie. Tous les élèves d'Ananyan Ballet reçoivent un enseignement classique sérieux et exigeant, même si leurs parcours et leurs objectifs peuvent être différents. Certains souhaiteront poursuivre vers une formation préprofessionnelle ou professionnelle ; d'autres emporteront avec eux, dans des univers très différents, la discipline, la culture, la musicalité, la concentration, la coordination, la persévérance, la confiance et la conscience du corps acquises par le ballet.
Chaque élève apprend et évolue à sa manière. Lorsque le programme lui convient, l'école accompagne également les élèves dont l'apprentissage, la coordination, la concentration ou la perception du mouvement peuvent être différents, sans les réduire à une étiquette. L'exigence reste la même ; le parcours, lui, s'adapte aux capacités, au potentiel, à l'engagement et aux objectifs de chacun. Les élèves qui souhaitent s'orienter vers une voie plus intensive ou professionnelle sont accompagnés progressivement en fonction de leur âge, de leur préparation physique, de leur niveau, de leur potentiel et de leur engagement.
La formation classique est exigeante, mais l'exigence n'a pas besoin de passer par l'humiliation. La relation pédagogique repose sur la confiance, le respect, la compréhension et l'attention portée au bien-être de l'élève : une grande exigence, avec humanité. L'école ne promet pas un avenir professionnel. Elle garantit un enseignement sérieux, une attention individuelle au sein du groupe, un regard honnête et la possibilité d'aller aussi loin que le permettent les capacités et l'engagement de chaque élève. Les élèves qui envisagent une voie professionnelle bénéficient d'un accompagnement supplémentaire : davantage d'heures, un travail individuel, la préparation aux concours et aux auditions.
À l'issue des différents niveaux de formation, les élèves pourront recevoir un certificat Ananyan Ballet attestant du parcours et du niveau accomplis au sein de l'école.
Diplômes et résultats
Formation et qualifications
Formée à la prestigieuse École chorégraphique de ballet de Perm, dans la tradition de l'école Vaganova, Victoria Ananyan y obtient en 2003 son diplôme professionnel de danseuse de ballet avec la plus haute distinction (« diplôme rouge »). Elle est également titulaire de deux qualifications pédagogiques françaises obtenues au PNSD Rosella Hightower, complétant ainsi son parcours d'artiste professionnelle par une formation et des qualifications en pédagogie de la danse.
Diplôme professionnel de danseuse de ballet
École chorégraphique de ballet de Perm, plus haute distinction (« diplôme rouge »), 2003
Diplôme d'État de professeur de danse
Diplôme d'État français d'enseignement de la danse
Diplôme en arts chorégraphiques / beaux-arts
Qualification d'enseignement, méthode Vaganova
MBA
International University of Monaco
Prix « Meilleur Projet Entrepreneurial » 2025
Monaco Economic Board
Carrière
Ballerine principale, Les Ballets de Monte-Carlo
Dix ans sous la direction de Jean-Christophe Maillot
Engagements professionnels précédents
Soliste du Dutch National Ballet, Amsterdam ; San Francisco Ballet, États-Unis
Carrière internationale
Danseuse principale et artiste invitée internationale : grandes scènes, galas internationaux et festivals en Europe, en Amérique du Nord et en Asie ; collaborations avec chorégraphes et maîtres de ballet ; masterclasses internationales
Jeux Olympiques d'hiver 2014 : relais de la flamme olympique
Représentation lors de la cérémonie officielle de transmission de la flamme olympique, dans le cadre du relais de Sotchi 2014
Concours internationaux
Les concours internationaux font partie intégrante du parcours proposé par Ananyan Ballet. Nos élèves ont déjà participé avec succès à des concours à Grasse, Toulon et Sanremo, où ils ont obtenu plusieurs classements et distinctions.
En 2026, l'école s'est présentée au 27e Concours International de Toulon. La classe entière a participé, sans répétition préalable sur la scène. Avec environ trois heures de travail par semaine, nos élèves ont concouru face à des écoles dont les élèves travaillent jusqu'à seize heures par semaine. Dans les catégories solo, nos élèves ont obtenu l'or, l'argent et le bronze, et le groupe a obtenu la deuxième place. Peu après, à Sanremo, une autre élève a obtenu la deuxième place.
Au-delà des résultats, le concours est une étape de progression : il permet à l'élève de mesurer son travail, de se confronter à la scène, de développer sa confiance et d'affirmer sa personnalité artistique. Ananyan Ballet poursuit la préparation de ses élèves aux concours internationaux, en fonction de leur âge, de leur niveau, de leur potentiel et de leur préparation.
Les concours ne sont pas une course aux médailles : ils permettent d'évaluer la préparation, de se confronter à la scène, de prendre du recul et de découvrir un environnement international.
« Ce ne sont pas des professionnels importés, ce sont les enfants de Monaco, et ils dansent à un niveau qui parle de lui-même. »
À côté, pas contre
Monaco accueille l'Académie Princesse Grace, reconnue internationalement pour la formation de jeunes danseurs à vocation professionnelle. Elle fait bien ce qu'elle fait, et Ananyan Ballet ne cherche ni à la remplacer ni à la concurrencer.
Ananyan Ballet s'inscrit dans le paysage monégasque avec une approche complémentaire : offrir aux enfants et aux familles de Monaco un enseignement du ballet d'excellence, exigeant et profondément personnalisé. Chaque élève y est accompagné selon son potentiel et son engagement.
« Je n'entre pas en ennemie. Je veux la même éducation pour tous. »
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